Eglise du Semeur de Colmar

J'ai vu le ciel-Robert Liardon

J'ai vu le ciel-Robert Liardon

J'ai vu le ciel - Roberts Liardon

Introduction 

Voici la septième réédition de ce livre. Lorsque le Seigneur me confia pour la première fois la tâche d'écrire ce livre sur le ciel, Il me dit de l'utiliser comme un outil d'évangélisation et d'en faire la diffusion la plus large et la plus rapide possible. Au cours des quatre dernières années, plus de 75 000 exemplaires en ont été imprimés en plusieurs langues. Ils ont été répandus dans plusieurs nations du monde. Ce petit livre a littéralement transformé des vies. Beaucoup ont pu entrer dans le Royaume de Dieu parce qu'ils ont lu ce livre et qu'ils l'ont passé à d'autres. Plusieurs ont reçu la guérison, ou autres miracles dont ils avaient besoin. Chose capitale, en lisant ce livre, les personnes ont commencé à expérimenter par elles-mêmes ce que cela signifie de marcher dans le domaine de l'Esprit. Depuis qu'elles ont lu ce livre, le domaine de l'Esprit a pris pour plusieurs personnes, plus de réalité que jamais auparavant. 

L'expérience de ma vie ne se résume pas à mon voyage au ciel, bien que ce soit là un événement très important de ma vie qui eut lieu de façon tout à fait surnaturelle. Cela se produisit par une décision souveraine de Dieu. Je n'ai rien fait qui fasse arriver la chose. Je ne l'ai pas mérité en vertu de ma « super spiritualité » ou pour quelque autre raison. Lorsque ce voyage au ciel eut lieu, je n'avais alors que 8 ans. Je le répète : cette expérience a été décidée souverainement par Dieu. 

Si j'ai écrit ce livre, c'est pour une seule et unique raison. J'ai raconté cette histoire parce que Dieu me l'a demandé. Pendant plusieurs années, je n'ai soufflé mot à personne de ma visite au ciel. J'étais presque effrayé de dévoiler à quiconque que Jésus m'avait emmené au ciel, parce qu'à l'époque, j'ignorais complètement la raison pour laquelle il m'avait fait vivre cette expérience. Maintenant, je sais. Le but pour lequel Il veut que cette histoire soit connue, est d'encourager et d'exhorter d'autres personnes à marcher proche de Dieu et, ainsi, à pouvoir expérimenter à leur tour le domaine de l'Esprit. Il ne m'a pas dit de prêcher cette histoire ni de l'enseigner. 

Il m'a seulement dit : « raconte-là ». Donc, je me contente de la raconter ; Lui fait le reste. Il ne m'appartient pas de vous convaincre de la vérité de cette histoire. Je vous encourage simplement à la lire et à recevoir ce que l'Esprit vous transmet à travers elle. Dieu veut que Son peuple marche continuellement dans le domaine de l'Esprit. Votre pensée naturelle résiste aux choses de l'Esprit parce qu'elle veut que tout lui soit expliqué. Mais votre pensée ne pourra expliquer tout ce que vous expérimenterez dans le domaine de l'Esprit. La pensée est ainsi faite : c'est sa nature. C'est pour cela que la Bible dit dans Romains 12 : 2 :

« Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait ».

Alors que vous la renouvelez, votre pensée s'accordera avec l'Esprit de Dieu et avec votre propre esprit. Vous serez alors capable de marcher dans le domaine de l'Esprit, sans que votre intelligence vous ramène en arrière, à ses façons naturelles de penser et d'agir. Une vie ou un ministère bâtis sur des méthodes charnelles ne feront jamais l'expérience du meilleur de la part de Dieu. Or, Dieu veut que chacun de nous expérimente Sa plénitude dans le domaine de l'Esprit. La raison essentielle qui empêche les gens d'expérimenter le domaine divin de l'Esprit dans sa plénitude, est qu'ils agissent de façon charnelle. Mais, alors que vous marchez proche de Dieu, vous vivez et vous Le servez avec Sa plénitude. C'est cela qui fera de votre vie chrétienne et de votre ministère un succès. Bien souvent, tout ce que les gens veulent de ma part, c'est leur raconter mon voyage céleste. Certains même, lorsqu'ils m'invitent à prêcher, me demandent expressément de parler à ce sujet. Ce qu'ils veulent en réalité, ce sont des « histoires à sensation » sans plus. C'est REGRETTABLE. 

Dieu, c'est certain, est loin de se limiter aux histoires à sensation. On ne peut pas vivre de sensationnel, de spectaculaire ou d'expériences qu'il s'agisse des vôtres ou de celles d'un autre. Vous ne pouvez pas monter sur la fusée de l'onction, vivre de son « éclat », et espérer ainsi marcher dans l'Esprit de façon durable. Voilà pourquoi j'ai quelque peu modifié le contenu de ce livre par rapport à l'original. J'ai rajouté d'autres choses concernant ma vie et mon ministère avant et après mon voyage au ciel. Je n'ai pas bâti ma vie ou mon ministère sur une expérience unique et je veux que personne d'autre ne le fasse, d'ailleurs. Dans sa forme actuelle, ce livre montre un peu de ma vie avant que je sois allé au Ciel et comment elle a continué depuis. 

Si votre vie ou votre ministère sont fondés sur une expérience, vous n'y arriverez jamais. Vous serez ce que j'appelle un croyant ou un prédicateur « fusée ». Les gens « fusée » montent au zénith de la célébrité et de la popularité de façon vertigineuse, font beaucoup de bruit, explosent puis disparaissent pour toujours dans l'atmosphère. Ils apparaissent et disparaissent tout aussi soudainement et on n'entend plus jamais parler d'eux. Tant mieux d'ailleurs. 

Votre vie doit être bâtie sur le fondement sûr de la Parole de Dieu. Avant même que je sois allé au Ciel, ma vie était édifiée sur la fondation solide de la Parole de Dieu. Aujourd'hui encore, je bâtis sur elle. Je reste toujours dans la Parole parce que Jésus n'a pas encore terminé avec moi. J'ai encore beaucoup de choses à faire pour Lui sur cette terre. Certaines de ces choses, Il me les a montrées au Ciel ; depuis, Il m'en a révélé d'autres. Et maintenant, laissez-moi vous dire à quoi ressemble le Ciel. Ma prière et le désir de mon coeur, c'est que ce livre, alors que vous le lirez, vous rapproche de Dieu plus que jamais. J'ai l'assurance qu'Il vous interpellera, vous inspirera, vous motivera à « avoir faim et soif de justice ». 

Le Royaume de Dieu est REALITE. DIEU EST VIVANT. IL EST REEL. 

Vous pouvez marcher avec Lui et Lui parler dans le royaume de l'Esprit. Vous pouvez expérimenter Dieu dans toute Sa plénitude. 

Ayez faim et soif et vous le vivrez. 

Dieu vous bénisse. 

A son service 

Roberts LIARDON 

Je grandis avec Dieu 

J'ai grandi en connaissant Dieu de façon intime. Dieu faisait partie de notre vie familiale quotidienne. Je ne me rappelle pas un seul instant où j'ai été sans Dieu. Il était tout pour moi, mais par dessus, Il était mon Père. Enfant, j'ai toujours désiré avoir un père. Mes parents divorcèrent alors que j'étais très jeune. Je ne leur ai jamais reproché d'avoir divorcé. Je savais qu'il y avait des problèmes et qu'ils n'étaient pas heureux ensemble. Ce fut dur de voir mon papa nous quitter mais je savais que nous avions Dieu et qu'Il nous ferait sortir des moments difficiles. 

Nous ne nous sommes pas plaints, nous n'avons pas pleuré, nous ne nous sommes pas lamentés en disant : « Oh ! Dieu, pourquoi nous ? Comment as-Tu pu permettre que cela nous arrive ? ». Nous n'avons pas murmuré ou grommelé, nous ne nous sommes pas couchés par terre, attendant la mort ! C'était comme si nous avions seulement poussé un profond soupir une bonne fois puis poursuivi la route, sachant que Dieu était avec nous. N'ayant pas eu de père dans le naturel durant plusieurs années, ma dépendance vis-à-vis de Dieu en tant que mon Père en devint de plus en plus forte. Croyez-moi, nous devions dépendre de Dieu en toutes choses. Nous n'avions rien lorsque Papa partit. Dans ces temps-là, tout était au nom du mari. Lorsque Papa s'en alla, notre électricité et notre gaz firent de même ! Tout fut coupé, et nous fûmes obligés de trouver un autre endroit où vivre. Un esprit de pauvreté s'était véritablement attaché à ma famille. Nous étions pauvres, pauvres, pauvres. C'était tout juste si nous y arrivions. Je me souviens que j'allais à l'école portant un veston très léger en plein hiver. Nous n'avions tout simplement pas assez d'argent pour acheter un manteau d'hiver chaud. C'était une grande fête pour nous d'aller manger dehors. Nous allions chez McDonalds, évidemment. Nous ne pouvions nous permettre d'aller ailleurs. Une fois, ils se sont trompés pour notre commande, alors ils nous ont apporté un autre menu entier gratuit ! Nous nous sommes réjouis et avons remercié Dieu de ce que nous n'avions pas à payer. Tout le monde nous regardait comme si nous étions fous, mais c'était un grand miracle pour nous à l'époque. Nous savions que Dieu pourvoyait à nos besoins et ne nous laisserait pas mourir de faim. Il ne l'a pas fait, d'ailleurs. Dieu a toujours pourvu. Quelque pauvres que nous fussions matériellement, nous n'en étions pas moins riches spirituellement. Nous priions et Dieu pourvoyait. L'une de mes premières prières exaucées dont je me souviens, ce fut lorsque ma mère trouva du travail. Ma grand-mère avait reçu dans une vision que Maman trouvait un emploi à Bixby, en Oklahoma. Nous priâmes à ce sujet et réclamâmes cet emploi par la foi. A coup sûr, Maman obtint la place de professeur de sciences au lycée de cette localité. 

Une autre prière exaucée datant de cette époque fut au sujet d'une maison. Ma soeur Sissy et moi priions pour avoir notre petite maison à nous. Nous étions comme la plupart des enfants. Nous voulions un jardin pour y jouer, un joli voisinage et un endroit pour faire de la bicyclette. Nous priâmes spécifiquement pour ces choses. Un jour (j'avais environ 7 ans), nous partîmes en voiture pour aller voir une maison à Tulsa. Nous priâmes pour qu'elle soit à nous. Dans le naturel, c'était impossible. Mais avant que nous l'ayons réalisé, nous étions en train d'emménager dans cette maison ! C'était encore une prière exaucée par notre Dieu Qui exauce la prière. 

Combats de prière 

J'ai vu beaucoup de prières exaucées quand j'étais petit garçon. Ce n'était pas quelque chose d'inhabituel pour moi. Il était normal de prier et de voir Dieu répondre aux prières. Jamais la pensée ne m'est venue qu'Il ne le ferait pas. Je m'attendais tout simplement à ce qu'Il les exauce. 

Je commençai à livrer mes propres combats de prière à un âge très précoce. J'étais très petit lorsque grand-mère me donna une éducation de base dans les choses de Dieu. Maman travaillait, grand-mère s'occupait donc de nous pendant la journée. La formation qu'elle me donna produisit en moi une vie de prière disciplinée. Lorsque grand-mère partit pour deux ans environ, alors je commençai à porter mon propre fardeau avec Dieu. Je ne pouvais plus m'accrocher aux cordons du tablier spirituel de grand-mère. C'est alors que je commençai vraiment à combattre mes propres batailles dans la prière. 

Une de ces batailles, c'était pour avoir un père. Nous n'avions pas eu de père depuis plusieurs années et, en ces temps-là, venir d'un foyer de parents divorcés était une véritable tare. Aujourd'hui, on semble beaucoup mieux accepter ce genre de cas mais à l'époque les gens divorcés n'étaient pas très bien reçus. Pas plus que leurs enfants, malheureusement. De ce fait, je n'eus que peu d'amis en grandissant. Dieu était mon ami. Nous aimions les réunions de famille parce que tout le monde nous acceptait et nous aimait, bien que nous formions un foyer désuni. Nous avions Dieu et notre famille, et quoi que le reste du monde pensait de nous, nous savions que nous y arriverions. Le fait de prier et d'aller à l'église nous a fait avancer dans la force. Nous priions ensemble tout le temps et nous étions à l'église chaque fois que les portes étaient ouvertes. Ma mère commença à fréquenter un moniteur de l'école du dimanche de notre église. Sissy et moi nous l'aimions bien et fûmes tout joyeux de voir Maman commencer à le fréquenter. Nous redoublâmes de ferveur dans nos prières pour avoir un père. Je n'oublierai jamais le moment où je découvris qu'ils allaient se marier. Nous étions en train de manger une pizza dans un restaurant du quartier. Nous venions de terminer de manger et Fred se pencha par dessus la table et me demanda : « Que penserais-tu si j'épousais ta mère ? ». Très calmement, je répondis : « Ça me plairait bien ». Je gardai un dehors calme, tranquille, nullement troublé bien qu'à l'intérieur, je sautai de joie et tressaillai. Je savais que c'était Dieu et j'exultai : Ce fut un grand jour lorsque j'accompagnai Maman le long de l'allée centrale de l'église et la conduisis à Fred. Une fois de plus, je voyais Dieu exaucer nos prières de façon merveilleuse. 

C'était drôle de grandir avec un Dieu qui répondait ainsi aux prières. Chaque semaine, tous les vendredis soirs, nous avions une réunion de prière chez nous. Ma mère et quelques-unes de ses amies venaient avec tous leurs enfants. Puis, tous ensemble, les mamans et les enfants, nous priions, priions, priions. Nous attendions vraiment avec impatience ces réunions de prière du vendredi soir. C'était le clou de la semaine. Nous ne faisions jamais de prières monotones et endormantes d'ailleurs. Quand nous priions, nous tonnions comme des canons ! Une nuit, l'homme qui habitait derrière notre maison appela la police et se plaignit à notre sujet. Il cherchait toujours des moyens de nous tracasser et de nous intimider. Il s'était figuré, j'imagine, que ce coup-ci allait enfin nous arrêter. Il se trompait ! Notre prière montait en ouragan lorsque la police vint cogner à notre porte. Ma mère se leva et alla répondre. 

« Que faites-vous là-dedans ? », demandèrent-ils. « Nous prions tout simplement », répondit-elle sur un ton ferme. Ils firent demi-tour et nous reprîmes notre prière comme si rien d'anormal ne s'était produit. Personne ne s'était écrié : « Oh non, c'est la police ! Nous ferions mieux d'arrêter de prier ». En fait, du mieux que je me souviens, nous ne cessâmes pas un instant de prier même lorsque les policiers se tenaient sur le seuil de notre porte. Pour nous, le monde entier pouvait sauter, et nous aurions continué quand même à prier. Nous pensions que la prière, c'était sérieux. Ces réunions duraient toujours entre une et trois heures. En général, c'était plutôt trois heures. Personne n'était pressé de rentrer chez soi. Nous aimions rester dans la présence de Dieu, combattre dans la prière. Quand nous avons fini de prier, la nuit où la police est venue frapper à notre porte, nous avons ri un bon coup. Oui, nous prenions Dieu au sérieux dans ma famille. J'étais plus sérieux vis-à-vis de Dieu à l'âge de 5 ans que ne le sont la majorité des gens à l'âge de 50. J'ai grandi en aimant Dieu et l'église. Nous allions à l'église parce que nous avions envie d'y aller, pas parce qu'on nous y traînait de force. J'ai remarqué que la plupart des enfants, aujourd'hui, vont à l'église à contre-coeur. Je plains les enfants d'aujourd'hui qu'on oblige à aller à l'église. Ils vivent dans un climat de guerre toute la semaine à la maison. Lorqu'arrive le dimanche, chacun met ses plus beaux habits, accroche un sourire à son visage, puis tout le monde s'en va à l'église en se disputant les uns avec les autres tout le long du chemin. Bien souvent, ce sont ces enfants-là qui, en grandissant, détestent l'église et refusent d'y aller sous prétexte que l'église n'est faite que pour les hypocrites. Peut-on les condamner ? 

Heureusement, notre famille n'était pas comme cela. Nous aimions l'église. C'était une joie pour nous d'y aller. Le caractère chrétien était quelque chose qui se vivait chez nous tous les jours de la semaine, du matin au soir. Aller à l'église n'en était que le prolongement naturel. Je ne dis pas que nous étions parfaits, ne vous méprenez pas s'il vous plaît sur ce que je dis. Mais nous aimions Dieu et tout ce qui avait trait à Lui. J'étais loin d'être parfait quand j'étais un petit garçon. Il y avait des moments où j'avais besoin d'être corrigé. Mais chaque fois que cela arrivait, cela se passait toujours dans l'amour. En général, cela se passait lorsque je ne priais pas ou je ne lisais pas ma Bible comme je le devais. La prière et la lecture de la Bible constituaient des devoirs quotidiens dans notre foyer. Vous ne pouviez manquer à ces devoirs, autrement... 

Parfois, cependant, l'entêtement me prenait et je me rebellais en disant : « Je ne sens pas l'envie de prier maintenant. Je ne veux pas lire ma Bible maintenant ». Alors je recevais une bonne raclée que je méritais parfaitement du reste. La correction éloignera la folie de l'enfant, nous enseigne la Bible (Proverbes 22 : 15). 

C'est stupide de ne pas vouloir lire sa Bible chaque jour. De la Bible vous obtiendrez la sagesse et la connaissance venant de Dieu (Psaumes 119). 

Aujourd'hui, je suis reconnaissant pour la discipline dans laquelle j'ai été élevé en Dieu. Je ne l'ai peut-être pas toujours appréciée à l'époque où je grandissais, mais maintenant je sais que c'était pour mon bien. J'ai été élevé dans la discipline dans la prière, la discipline dans l'étude journalière de la Parole de Dieu. En fait, ce fut alors que je m'asseyais pour ma lecture quotidienne de la Bible que je fus enlevé au ciel. 

Je marche dans les rues du Ciel

« Il faut se glorifier... Cela n'est pas bon. J'en viendrai néanmoins à des visions et à des révélations du Seigneur. Je connais un homme en Christ qui fut, il y a quatorze ans, ravi jusqu'au troisième ciel (si ce fût dans son corps je ne sais, si ce fut hors de son corps je ne sais, Dieu le sait). Et je sais que cet homme (si ce fut dans son corps ou sans son corps, je ne sais, Dieu le sait) fut enlevé dans le paradis, et qu'il entendit des paroles merveilleuses qu'il n'est pas permis à un homme d'exprimer » (2 Corinthiens 12 : 1-4).

Peu de temps après avoir franchi cette ligne, j'« atterrissais ». La porte la plus énorme que j'aie jamais vue de toute ma vie me regardait en plein visage. Elle était très large et très haute. La porte était uniquement faite d'une seule perle. Elle ne comportait pas une seule entaille ni un seul défaut. Elle avait un éclat tel qu'elle faisait presque mal aux yeux. Les bords de la porte portaient un motif sculpté mais le reste n'était qu'une blancheur éclatante et resplendissante. 

Je me secouai, me demandant si je n'étais pas en train de rêver. J'essayai de reconnaître avec mes moyens où je pouvais bien être. Voyez-vous, votre âme vous accompagne dans le monde de l'Esprit. C'est pourquoi il est si important que vous renouveliez votre pensée de sorte d'être capables d'être dans le flot quand vous serez dans le domaine de l'Esprit. J'étais debout devant la porte, me demandant ce qui se passait. Rappelez-vous, je n'étais qu'un petit garçon quand tout ceci est arrivé. Je voyais les choses à travers les yeux naturels de n'importe quel petit garçon de 8 ans. Ma vision était faite d'un émerveillement total et d'une foi d'enfant. Je n'avais pas la moindre idée sur ce qui était en train de se passer. J'ignore ce qui vous concerne, mais mon moniteur de l'école du dimanche n'avait jamais enseigné qu'on pouvait aller au ciel et revenir. Je ne savais pas qu'on pouvait obtenir un billet aller-retour. J'avais toujours cru qu'on faisait le voyage seulement dans un sens, et cela à la fin de sa vie. Si l'apôtre Paul avait été mon professeur à l'école du dimanche, j'aurais été mieux informé ! Il connaissait un homme qui y alla et revint ! Paul n'était pas la seule personne à y aller et revenir, l'apôtre Jean aussi l'a fait dans le livre de l'Apocalypse. 

Je touchai la porte et j'en vins finalement à conclure que j'étais « là » (où que « là »puisse être), et que je ne rêvais pas. Tout à coup, mes oreilles saisirent ces mots : « C'est l'une des portes ». Une clarté commença à envahir mon être, et alors que je regardai dans cette clarté, je vis Jésus debout au milieu d'elle. Il était là, dans toute Sa gloire ! C'est une chose de voir Jésus, mais c'en est une autre de voir Jésus dans Sa gloire et Son honneur. C'était impressionnant.  

Voici comment je l'ai vu : Il mesurait entre 1,80 m et 2,10 m. Ses cheveux semblaient être blond châtain. Peut-être étaient-ils plus sombres, mais la gloire resplendissait sur toute Sa personne si bien qu'il était difficile de le dire avec exactitude. C'est un homme de grande force. Il a des muscles et a l'allure d'un homme très fort. Quand on le regarde, on sait qu'il a de la puissance. C'est un homme parfait. Il est parfait en tout. Son apparence, la façon dont Il parle, Sa démarche, tout est parfait. La divinité émane de Lui. C'est comme cela que je me souviens de Lui. 

Je regardai Jésus, et cette gloire qui l'entourait m'enveloppa et me poussa par terre. Mes genoux vacillèrent. Des torrents d'eau montèrent en moi et sortirent sous forme de larmes. Je n'aurais pas pu les retenir même si je l'avais voulu. Les larmes commencèrent à ruisseler sur mon visage et je tombai à genoux en pleurant. La gloire de Dieu vous fera pleurer en Sa présence. Jésus se baissa et me toucha, et m'aida à me relever. La gloire me soutint juste assez longtemps pour que j'ai la force de rester debout. Jésus dit : 

« Maintenant, Roberts, arrête de pleurer. Je veux te faire faire une visite du ciel aujourd'hui parce que je t'aime beaucoup ». Lorsque Jésus me dit qu'Il m'aimait, ces larmes se mirent à ruisseler de plus belle. Il dit : « Pas besoin de pleurer, mais un visage plein de joie, c'est ça qui me réjouirait ». Puis Il rit et je me joignis à Lui. Il étendit la main et du doigt essuya mes pleurs. Je restai là un moment, embrassant tout du regard, regardant plus attentivement l'univers qui m'entourait. La beauté de l'endroit me stupéfia. Nous n'avons pas ici sur terre les mots qu'il faut pour décrire une telle beauté. Puis nous commençâmes à marcher en direction de la porte. Lorsque nous fûmes arrivés près d'elle, elle s'éleva toute seule dans l'air. II n'avait pas appuyé sur un bouton ni utilisé une clé pour l'ouvrir. La porte s'était simplement levée alors que nous nous dirigions vers elle et la passâmes. 

Des rues d'or 

Quand nous eûmes franchi la porte, la première chose que je remarquai au ciel, ce furent les rues d'or et leurs trottoirs d'or. Les trottoirs étaient bordés de magnifiques fleurs ayant toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. La perfection de toute cette beauté me donna un choc. 

Tout d'un coup, je réalisai que j'étais dans les rues d'or du ciel ! Je regardai le sol et je courus comme un fou vers l'herbe. Je ne sais pourquoi, mais je trouvai qu'il n'était pas convenable de marcher sur ces rues d'or. Jésus Se tourna pour me dire quelque chose mais j'étais parti. J'étais debout sur l'herbe, sur le bord de la rue, les yeux écarquillés, la bouche bée de surprise. Jésus demanda : « Que fais-tu là-bas ? » Je répondis avec deux mots : « Rues d'or ». Je regardai fixement ces rues. A certains endroits la rue ressemblait à l'or qu'on trouve sur la terre (comme l'or des bijoux) mais à d'autres endroits c'était transparent comme du cristal. A certains endroits de la rue, on pouvait voir à travers et il semblait qu'il n'y avait pas de fond ni de fin du tout. Jésus se mit à rire. Il riait si fort que je croyais qu'Il n'allait jamais s'arrêter. Il me fit signe et dit : « Viens ici ». Je ne voulais pas Lui désobéir, mais je rétorquai : « Mais je ne peux pas marcher sur ces rues. Elles sont faites en or ». Quelque chose me faisait penser qu'il n'était pas bienséant de marcher sur des rues d'or. Jésus continuait de m'appeler : « Allez, viens ». 

Il vint jusqu'à l'endroit où je me tenais debout pour me ramener sur la rue. « Ces rues ont été faites pour mes frères et soeurs », me dit-Il. « Tu es mon frère, alors jouis-en. » C'est là que j'ai appris que tout au ciel a un but. Rien n'est là juste pour le décor. Ces rues d'or ont été faites pour qu'on marche dessus, pas seulement pour qu'on les regarde. On ne flotte pas ci et là au ciel, on marche. Certaines personnes se font des idées bizarres sur ce qu'est le ciel. Certains pensent qu'il est rempli de petits bébés anges nus flottant ici et là sur des nuages, portant une auréole au-dessus de leur tête et jouant négligemment de la harpe. Je n'ai pas vu une seule auréole ni un seul bébé ange nu flottant sur un nuage durant tout le temps que j'ai passé au ciel. Le ciel n'est pas du tout ainsi. Le ciel ressemble à la terre plus qu'à autre chose. Les deux mondes ont beaucoup de choses en commun. C'est un peu comme les « dénominateurs communs » en maths. Ils sont pareils, et cependant différents. Malgré cette similitude avec la terre, certaines choses sont très différentes de l'atmosphère terrestre. C'est merveilleux. L'air, lorsque vous le respirez, semble entrer directement en vous et traverser votre être. L'air est épais et puissant. Il est chargé d'énergie par la Vie de Dieu. Cette vie est perpétuellement présente et s'écoule continuellement telle une douce brise. 

Il est difficile d'expliquer de façon exacte de quelle nature est l'air du ciel. Vous savez comment, parfois, lorsqu'on prie pour vous, on a une sainte impression de « chair de poule » qui vous couvre tout le corps. Ou parfois vous sentez comme un courant qui vous traverse, ou vous pouvez sentir une chaleur agréable. Chaque fois que le vent du ciel souffle sur vous, il vous donne une sensation de cet ordre. L'air du ciel a de la substance. Il est vivant ! Il y a également des nuages au ciel. C'est la chose suivante que j'ai vraiment remarquée. Vous ne pouvez pas manquer de les voir. Ils sont LUMINEUX, LUMINEUX, LUMINEUX. Ce ne sont pas des petits nuages pelucheux comme on en voit au-dessus de la terre. Ce ne sont pas des nuages atmosphériques. Ce sont des nuages surnaturels. 

Bien souvent les gens parlent de la « nuée de gloire » qui vient envahir un culte. Les nuages du ciel SONT les nuées de gloire. Les nuages que nous avons au-dessus de la terre ont été faits, sans aucun doute, sur le modèle des nuages de gloire du ciel. Mais ceux qu'on trouve au-dessus de la terre sont bien loin d'égaler en perfection les nuages du ciel. 

Il y a plusieurs choses au ciel qui ressemblent aux choses que nous avons sur terre. Il y a une bonne raison à cela : c'est que la terre a été créée sur le modèle du ciel. Si nous pouvions remonter aux débuts de la création de la terre, au jardin d'Eden du commencement, nous découvririons qu'ils ressemblaient beaucoup. Tout comme nous avons été faits à l'image de Dieu, la terre a été faite à l'image du ciel. Il fut un moment où les deux étaient fondamentalement identiques. (Genèse I). Puis le diable fit son intrusion avec toutes ses forces mauvaises et pervertit la perfection que Dieu avait prévue au départ pour nous. Vraiment, il ne devrait pas y avoir grande différence entre les deux mondes. Le Nouveau Testament nous dit qu'il y a une même famille au ciel et sur la terre. Ephésiens 3 : 14-15 dit :

«A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, de qui toute la famille dans les cieux et sur la terre tire son nom.»

Il n'est pas dit qu'il y a une famille au ciel et une famille totalement différente sur terre. Il y a une seule famille, la même famille, et au ciel et sur la terre. Nous faisons tous partie de la même famille. Si nous marchons dans le domaine de l'Esprit, nous pouvons vivre comme notre famille au ciel. Nous pouvons marcher pleins de foi, de paix, d'amour et de joie comme eux tous les jours. Mais il n'est pas nécessaire pour nous d'aller au ciel pour vivre de cette façon. Nous pouvons aussi marcher et parler avec Jésus ici sur la terre. Jésus est une Personne qui veut marcher avec nous et nous parler. Il désire le faire. Il est notre Ami. Il n'est pas un Dieu perdu dans le lointain au-delà, comme certains pensent. Si nous réalisions qu'Il vit aussi ici-bas, en nous, nous marcherions avec Lui, nous Lui parlerions et L'écouterions bien davantage. 

Jésus et moi continuâmes à marcher. Ce que je remarquai ensuite, ce fut une femme qui descendait la rue en rebondissant comme une balle. Pour moi, elle avait l'impression de rebondir. J'ignore pourquoi elle rebondissait, mais c'était bien ce qu'elle faisait. La vie de Dieu est tellement une réalité au ciel, il n'y a pas de force antagoniste du tout. C'est la totale liberté. C'est la paix complète, la joie complète, l'amour complet. Il n'y a rien de ce monde-ci qui vous retienne. C'est peut-être pour cela qu'elle rebondissait. Elle était si libre. 

Nous ne savons pas ce que c'est que de vivre dans un monde sans force adverse. Tant que nous serons sur la terre, il y aura de l'opposition. Mais si vous marchez et entrez dans le domaine de l'Esprit, l'opposition ne vous gênera pas tant que ça. Si vous entrez dans le domaine de l'Esprit, vous pouvez vivre dans un monde de liberté. 

Cette femme était libre et elle suivait son chemin en rebondissant. Puis elle entra dans ce qui ressemblait à un petit magasin. Je ne sais pas si on pouvait échanger là de l'argent contre des objets ou si c'était autre chose mais elle entra dans la boutique avec un petit paquet et en ressortit avec un livre. Qu'il y ait des livres au ciel ne me paraît pas si étrange que ça. Après tout, nos noms sont écrits dans le « Livre de Vie » (Apocalypse 21:27). Ailleurs, il nous est ordonné d'écrire de façon claire la vision qui nous a été donnée (Habacuc 2 :2). 11y a beaucoup de livres que Dieu a ordonné d'écrire. La plupart des livres qui ont été écrits sont des livres « biens ». Mais ce sont des livres qui ont été écrits pour être écrits. Dieu n'y était pas vraiment impliqué. Quelqu'un a eu une idée originale, écrit un livre et s'est aperçu que celui-ci rapportait de l'argent. Tant de livres ont été écrits pour cette raison. Ce genre de livres-là, vous ne les trouverez pas au ciel. Ils ne dureront pas longtemps.

Les livres qu'on trouve au ciel sont ceux qui ont été écrits sur l'ordre de Dieu. Dieu veut que certains livres soient écrits afin que nous ayons une meilleure compréhension Lui et de Son Royaume. Nous avons besoin d'avoir davantage de livres écrits sur l'ordre de Dieu aujourd'hui. Ceux que Dieu n'a pas ordonné d'écrire ne porteront guère son onction.

Il y a encore beaucoup de livres qui doivent être écrits. Ils sont là-bas, dans le monde de l'Esprit, attendant que quelqu'un les fasse descendre sur terre. Par l'Esprit, vous pouvez prendre ces livres, les amener sur terre et les écrire. Certaines personnes ont été chargées par Dieu d'écrire certains livres et elles ne veulent pas le faire. Certains sont trop paresseux pour les écrire. D'autres se sentent incapables, pensent qu'ils ne savent pas comment s'y prendre pour écrire un livre ou n'ont pas l'onction pour écrire. Alors que vous grandissez et devenez mûrs, Dieu vous donnera une onction pour écrire si c'est Lui qui vous a chargés de cette tâche. Il équipe toujours Son peuple en vue d'accomplir la tâche à laquelle il l'a appelé. 

Les livres qui sont écrits par l'Esprit sont éternels. Ils seront au ciel parce qu'ils dureront éternellement. Ils auront en eux la révélation parfaite de Dieu bien qu'ils soient venus au travers des vases imparfaits que nous sommes. Je regardai cette femme poursuivre son chemin en rebondissant avec son livre. Puis elle tourna à un coin de rue et je cessai de la voir. 

Une demeure céleste 

Jésus me dit : « Viens. Je veux te montrer un certain nombre de Nous descendîmes ces magnifiques rues d'or et, tournant à droite, débouchâmes dans une autre rue. Nous la remontâmes et là, devant nous, se dressait une énorme maison dominant les arbres. C'était une demeure céleste. 

Nous remontâmes un chemin de terre. Je voulus soulever la poussière avec mes pieds exactement comme ferait n'importe quel gosse, m'attendant à voir la poussière s'envoler. Mais elle ne bougea pas. Pas un grain de poussière ne s'éleva du chemin. Elle resta sur le sol comme si elle y était collée (ça rend toujours les femmes heureuses d'apprendre qu'elles n'auront pas à se battre avec la poussière au ciel. Vous n'aurez pas besoin de vos chiffons à épousseter là-haut !). 

Jésus et moi nous marchâmes vers la maison. Durant tout ce temps, Il ne cessait de me parler. Lorsque nous fûmes arrivés à la porte, Il cessa de me parler, se tourna et frappa à la porte. Là, je fus vraiment surpris. Je m'imaginais, je crois, qu'il allait simplement passer à travers le mur ou quelque chose de ce genre. Mais les gens du ciel sont polis et ont des manières. Ils ne sont pas bizarres ni impolis. Ils n'entrent pas comme ça chez quelqu'un sans être invité, en flottant dans l'air et en passant à travers les murs. Personne ne flotte ici et là au ciel, de toute façon. 

Jésus frappa à la porte de cette grande maison et nous restâmes là, debout, attendant. Personne ne vint ouvrir, aussi frappa-t-Il de nouveau. Finalement, un homme ouvrit la porte, passa la tête à l'extérieur et dit : « Oh bonjour ! Comment vas-tu, Jésus ? Et toi, Roberts ? ». Jésus répondit : « Je vais bien ». Je restai là, debout, stupéfait. Il y avait beaucoup de choses au ciel qui m'avaient étonné et qui ont fait éclater mes idées religieuses. Je fus sur le point de partir en courant lorsque cet homme mentionna mon nom. Je ne pouvais pas comprendre comment il pouvait savoir qui j'étais. Je pensais que personne, à part Jésus, ne connaissait mon nom. Plus tard, je découvris que tous ceux que j'ai rencontrés au ciel connaissaient mon nom. Ils connaîtront le vôtre Je regardai cet homme et dit : « Eh bien, je vais bien ». Il fit un geste et dit : « Entrez ». 

Nous entrâmes dans sa maison. Le sol était recouvert de moquette, et alors que nous marchions dessus, c'était comme si cette moquette était vivante. Je sentis ce bien circuler autour de mes pieds puis remonter tout le long de mes jambes. C'était une sensation tellement étrange, mais j'aimais. Nous entrâmes dans une pièce qui avait l'apparence d'un cabinet de travail. Nous nous assîmes sur un petit canapé. C'était entièrement différent de tous les canapés sur lesquels je me suis assis sur terre. Les sièges, sur la terre, sont parfois très inconfortables. On s'asseoit et on bouge son corps sans arrêt pour essayer de trouver une position confortable. Ce n'est pas du tout ainsi au ciel. 

Au ciel, le confort vous trouve. Il vient vers vous et vous enlace. Alors que je m'asseyais sur ce qui ressemblait à un canapé en velours noir, le confort vint me toucher et m'enveloppa. On aurait dit qu'il était vivant. Je me sentais tellement à l'aise. Pas une fois je n'eus à bouger pour trouver une position confortable. J'aurais pu rester assis là, sur ce canapé toute la journée, dans ce confort total, sans bouger une seule fois. 

Il y avait d'autres personnes dans la pièce et nous commençâmes à parler des choses de l'Esprit. Nous parlâmes d'Adam et de la manière dont il arrêta l'action de Dieu par le péché. Nous parlâmes de ce qui a poussé Dieu à choisir des hommes comme Moïse, Enoch, Joseph et d'autres afin d'être utilisés par Dieu à des moments particuliers où Son Esprit a agi. Les gens posaient des questions de façon simple, comme dans une conversation normale. Nous parlâmes de la vie parallèle du ciel et de la terre. 

Tout se passe dans le domaine de l'Esprit avant de se réaliser dans le monde naturel. (Les intercesseurs savent de quoi je parle. Vous devez enfanter quelque chose d'abord dans le domaine de l'Esprit et continuer à croire pour sa réalisation dans le monde naturel. C'est la foi qui amène la chose dans le naturel.) 

Pendant que nous parlions, on nous servit un gros fruit. Il ressemblait à une grosse pomme, mais ce n'en était pas une. C'était délicieux, probablement la chose la plus délicieuse que j'ai jamais goûtée. Oui, il y aura de la nourriture au ciel, et cela commencera avec le Repas de Noces de l'Agneau !! 

Après que nous eûmes fini de manger et de parler, nous prîmes congé et partîmes. Nous sortîmes de la maison. Elle était immense. Elle ressemblait exactement à une maison terrestre, à la différence qu'elle était d'une totale perfection. Des rideaux pendaient aux fenêtres, tout comme vous en verriez sur la terre. Il y avait des meubles dans la maison. Des tableaux étaient accrochés aux murs et il y avait des plantes ici et là. La maison était remplie de plusieurs objets de luxe, et je n'ai pas pu identifier certains objets. Il y avait plusieurs pièces différentes dans cette maison, comme une salle à manger, une cuisine, un cabinet de travail et un salon. 

Les animaux au ciel 

En parcourant quelques petites collines, je remarquai d'autres choses relatives au ciel. Il y a des animaux au ciel. Il y a toutes sortes d'animaux, toutes les espèces de A à Z. Bien que les animaux ne possèdent pas d'esprit humain, ils font quand même partie de l'oeuvre de la main de Dieu. Dieu n'accorde pas aux animaux une importance supérieure à celle de l'homme, c'est sûr, mais il semble bien qu'ils soient importants pour le Royaume. Les animaux sont mentionnés dans toute la Bible de la Genèse à l'Apocalypse. Adam a même eu le privilège de leur donner à tous un nom (Genèse 2:19,20). Un animal a même parlé dans la Bible, l'ânesse de Balaam (Nombres 22:28-30). Dans le Nouveau Testament, Jésus envoie chercher un ânon pour le porter dans Jérusalem (Luc 19:30). C'est encore monté sur un cheval que Jésus sort du ciel à la fin des temps (Apocalypse 19:11). 

C'est pourquoi, même si je ne comprends pas tout à fait pourquoi, ce ne fut pas une si grande surprise pour moi de voir qu'il y avait des animaux au ciel, parce que j'avais lu tant de passage sur les animaux dans la Bible. 

Je vis un chien et un bébé chèvre (un chevreau). Les oiseaux chantent continuellement là-bas. J'ai vu des gros oiseaux et des petits oiseaux voleter dans les arbres. Après avoir chanté un moment, il semblait presque qu'ils se parlaient entre eux. Ce fut décidément quelque chose de peu ordinaire pour moi. Il y avait d'autres animaux au ciel, mais je les vis à distance, de sorte que je ne pus les identifier. Les animaux ne fuyaient pas devant les gens. Ils n'essayaient pas non plus d'attaquer les gens. Ils étaient tranquilles, pacifiques, et se promenaient seulement en liberté. Personne n'avait peur d'eux. On pourrait penser qu'on aurait peur si un lion s'approchait tout près de vous. Vous n'avez pas cette peur au ciel. 

La peur n'existe pas au ciel. La présence de Dieu est si forte que la peur, la confusion, le doute, la maladie ou l'inquiétude sont absents. Pendant que nous marchions, je remarquai les arbres du ciel. De nouveau, ils sont semblables à ceux que nous avons sur terre, mais en bien plus parfait. Les feuilles des arbres se balançaient, dansant et louant le Seigneur. Elles se mirent à le faire frénétiquement ! On aurait cru qu'un grand vent balayait la place, à la façon dont ces feuilles s'agitaient. Il n'y avait pas une seule feuille décolorée ni une seule branche cassée sur aucun des arbres. Il n'y avait pas de fruit pourri ou endommagé non plus. 

L'herbe sur laquelle je marchai était verte, mais ça ne ressemblait à aucun vert que vous auriez vu sur la terre. C'est l'essence même de la couleur verte. L'herbe était très douce, parce qu'elle aussi était vivante. Elle me rappela quelque chose de la moquette de la maison que je venais de visiter. La vie s'écoulait de l'herbe. Après que j'avais marché dessus, elle se redressait de façon parfaite. Les traces de mes pas disparaissaient aussitôt. Tous les brins d'herbe étaient de la même taille et de même longueur. L'herbe n'avait jamais besoin d'être tondue ! (Les femmes sont heureuses en apprenant qu'il n'y aura pas de poussière au ciel. Quand je dis que l'herbe n'a pas besoin d'être tondue, les hommes se réjouissent !) 

Jésus et moi devenons amis 

Jésus et moi devînmes les meilleurs des amis alors que nous marchions ensemble à travers le ciel. Nous étions très à l'aise l'un avec l'autre. Nous marchions tout en parlant librement de différentes choses. Nous parlions de choses qui se sont passées à travers le temps et de choses encore à venir. De temps à autre, nous nous arrêtions et il me montrait des choses du ciel. Rien n'aurait pu me préparer à ce que je vis ensuite. 

Le culte de louange au ciel 

Un énorme bâtiment apparut. Il ressemblait à certains centres de convention immenses que l'on voit sur terre. Des milliers et des milliers de saints entraient à l'intérieur de ce bâtiment. On aurait pensé, à la façon dont tout le monde se saluait, qu'il s'agissait d'une énorme réunion de famille. L'amour coulait parmi ces gens. Ils s'enlaçaient et s'embrassaient. Les gens commencèrent à m'attraper par la main et à m'embrasser, disant : « Nous sommes heureux que tu sois ici, Roberts. Nous espérons que tu apprécieras ton séjour ». Non seulement tout le monde connaissait mon nom, mais en plus ils savaient que j'étais seulement en visite et que je n'allais pas rester définitivement. C'était étrange. 

Un mot décrit ce culte de louange... l'AMOUR. Chacun était possédé d'un esprit d'amour. Ils aimaient chacun, et ils aimaient tout. Peu leur importait de quoi vous aviez l'air ou d'où vous veniez, ils aimaient tout simplement, d'un amour inconditionnel et sans ficelles. Tout le monde était traité sur le même plan, avec amour. Tout ce qu'ils faisaient et disaient était dicté par un mobile de pur amour. 

Dès que je me fus assis au second rang, un saint silence parcourut toute la salle. Comme je tournais la tête, je vis entre cinq à six cents chantres venir sur l'estrade par le côté droit. On aurait pu entendre une épingle tomber par terre. Tout le monde était silencieux. Personne apparemment ne dirigeait ces chantres, mais tous entrèrent en ordre. Les chantres portaient une tenue à la façon d'une chorale très conventionnelle comme on en voit dans certaines églises sophistiquées sur la terre. Ils portaient de magnifiques robes qui bruissaient pendant qu'ils marchaient. Chaque cheveu de leur tête était parfaitement à sa place. Tout était dans un ordre parfait. Ils montèrent tous sur l'estrade dans une procession solennelle. Puis ils sourirent et commencèrent à louer Dieu. Toute solennité disparut ; ils perdirent toute ressemblance avec une quelconque chorale organisée que j'aie pu voir dans ma vie. 

Leurs mains se levèrent ; leurs voix s'élevèrent dans la louange ; et leurs pieds se mirent à danser. C'était cent fois mieux que n'importe quel culte de louange auquel j'ai jamais pris part sur terre. Ils devinrent exubérants dans la louange à leur Dieu. L'assistance louait avec un abandon semblable. Ils n'avaient pas honte de louer Dieu de toute leur force. Personne ne regardait autour de soi pour voir ce que faisaient les autres. Personne ne restait assis, non plus. Chacun était debout et bougeait. Certains avaient les mains levées, d'autres non. Certains dansaient, d'autres non. On était libre de s'exprimer comme on le désirait. Personne ne s'en souciait. Personne ne vous regardait. Chacun avait toute son attention concentrée dans la louange à Dieu. Chaque personne louait de tout son être. Personne ne se promenait ici et là, en attendant impatiemment que la louange veuille bien se dépêcher de se terminer, comme cela se passe souvent sur terre. Les gens au ciel jouissent d'une force surnaturelle. Vous ne serez jamais fatigué au ciel. Alléluia ! 

Ma foi, je n'étais pas muet ! Je rentrai tout de suite dans la louange à Dieu, moi aussi. Lorsque je regardai Jésus, Il était là, debout, souriant jusqu'aux oreilles, appréciant pleinement. C'était tellement drôle. 

La louange et l'adoration ne cessaient d'augmenter en intensité et en puissance. Chacun se donnait tout entier, à 100 % à Dieu. Ils y prenaient tous un très grand plaisir. Ça se voyait qu'ils aimaient cela et, probablement, ils étaient impatients de revenir au prochain culte. Louer Dieu fera partie de notre tâche quand nous serons au ciel, alors, nous ferions mieux de commencer dès MAINTENANT. 

Nous louâmes et adorâmes Dieu longtemps. Je ne sais pas combien de temps cela dura, parce que le temps passa si vite. Mais tout à coup, la louange commença à se calmer et chacun devint de nouveau très silencieux comme au début de la réunion. Puis la chorale descendit en files de l'estrade et tout le monde commença à quitter le bâtiment. Le culte de louange était terminé. 

Jésus pleure 

Jésus et moi quittâmes le culte de louange, et Il me dit : « Nous avons d'autres choses à voir maintenant ». J'étais impatient de découvrir ce qu'il y avait d'autre à voir. J'étais si heureux et si excité. Je levai les yeux vers Jésus avec un grand sourire sur le visage. Seulement, Lui ne me souriait pas en retour. Il pleurait. Des larmes d'intercession coulaient de Lui. Je sais que la Bible dit qu'il n'y aura plus de larmes au ciel. Celles-ci n'étaient pas des larmes de tristesse ou d'émotion humaine. C'étaient des larmes d'intercession. Jésus me dit : « Roberts, j'aime tellement Mon peuple. Pourquoi les gens ne Me croient-ils pas ? Je les aime tellement que je retournerais même sur terre pour de nouveau prêcher Mes trois années, mourir et aller en enfer encore une fois si seulement je pensais qu'une personne de plus voudrait aller au ciel à cause de cela. Je ne me préoccuperais même pas de savoir s'ils y arriveraient ; si je pensais seulement qu'ils voudraient venir, alors je le ferais tout à nouveau, même pour le pire des pécheurs. J'aime tellement mon Peuple. 

Pourquoi ne veulent-ils pas croire Ma Parole ? Ne savent-ils pas que J'ai toute la puissance au ciel et sur la terre pour soutenir ce que Je dis ? C'est si facile. J'ai rendu les choses tellement simples pour les gens. S'ils Me prenaient simplement au mot, Je le ferais. Je ne sais pourquoi les gens affirment croire que Je ferai quelque chose pour eux, mais lorsque cela n'arrive pas au temps qu'ils ont décidé, ils commencent à douter de Ma Parole. S'ils veulent seulement croire avec assurance que Je le ferai, alors Je le ferai au moment convenable ». 

Jésus pleure sur notre incrédulité. Il intercède pour l'incrédulité des gens. Je pleurai, moi aussi, à cause de l'incrédulité dans ma propre ville. Je n'avais que 8 ans, mais je savais déjà ce que c'était que l'incrédulité, et combien elle faisait du mal à Jésus. Je pris sur le champ l'engagement avec Jésus de ne jamais douter de Sa Parole et de laisser Dieu être Dieu. Maintenant, chaque fois que je suis sur le point de penser ou de dire quelque chose dans le doute ou l'incrédulité, je me rappelle les larmes d'intercession qui coulaient sur le visage de Jésus. Je ne veux plus que mon incrédulité le blesse profondément. 

Le Fleuve de Vie 

Ensuite, Jésus et moi visitâmes le Fleuve de Vie. Je me tins sur le bord du fleuve et regardai dans l'eau. Il semblait que le fleuve n'avait pas de fond du tout. C'était seulement de l'eau claire comme du cristal, aussi loin que l'on pouvait voir. Jésus entra dans l'eau. Je m'attendais à Le voir couler aussitôt, puisque le fleuve apparemment n'avait pas de fond. Mais Il ne coula pas. Il marcha dans l'eau jusqu'à la hauteur des genoux et se tint là, debout au milieu de la rivière. Il me fit signe de la main et dit : « Allez, viens ». 

Je me glissai dans l'eau, préoccupé par le fait qu'il n'y avait pas de fond. Le moins qu'on puisse dire c'est que cela avait l'air étrange. Je commençai à marcher vers Jésus et j'eus la très étrange sensation de marcher sur l'eau à l'intérieur de l'eau. Je ne coulai pas. Cette eau était vivante. Elle avait de la substance, comme nulle autre eau dans laquelle j'ai pu me baigner sur terre. 

La rivière s'écoulait doucement. Mais elle ne vous contournait pas, elle vous passait carrément au travers. La vie peut traverser la vie. Lorsque cette eau passe à travers votre corps, elle vous purifie de toute impureté ou mauvaise chose qui subsiste de votre vie terrestre. Puis elle remplace ce qu'elle a enlevé avec la vie du ciel. Le Fleuve de Vie enlève le vieux et met le neuf à la place. 

Je restai debout dans l'eau, contemplant les arbres sur les berges de la rivière. Les oiseaux chantaient dans les arbres. Tout était très paisible. Mais tout à coup, quelque chose de totalement inattendu m'arriva. Je n'aurais jamais imaginé une telle chose arriver même dans mes rêves les plus fous, mais cela arriva. Alors que j'étais là, tranquillement debout, Jésus étendit prestement la main vers moi et me projeta sous l'eau. Je me relevai d'un saut et l'éclaboussai à mon tour. N'importe quel gosse fait cela naturellement lorsqu'un ami le plonge dans l'eau ou l'éclabousse. Je l'éclaboussais par réflexe. Puis Il m'éclaboussa à Son tour. Nous étions debout au milieu du Fleuve de Vie et nous avions une bataille d'eau ! Ce fut ce jour-là que Jésus devint mon meilleur Ami. Quand je retournerai au ciel, j'aimerais mettre à cet endroit une inscription historique qui dirait ceci : 

« Ici Jésus-Christ devint non seulement le Seigneur et le Sauveur de Roberts Liardon, mais aussi son Ami ». 

Pour moi, cela signifiait vraiment beaucoup que Jésus, le Roi de Gloire, le Fils de Dieu, prît du temps pour jouer avec moi dans le Fleuve de Vie. 

Jésus a été mon Meilleur Ami depuis ce jour. Maintenant, nous marchons et parlons ensemble tout le temps. Les autres amis peuvent t'abandonner, mais Jésus ne te quittera jamais. Lorsque j'entends une bonne plaisanterie, je peux courir à Jésus et la partager avec Lui, et L'entendre rire. Lorsqu'Il entend quelque chose de drôle, Il me le dit. Croyez-le ou non, Dieu a des plaisanteries à vous dire si vous êtes assez sensibles pour écouter Sa voix. Elles sont très drôles, jamais ennuyeuses. 

La nuée de témoins 

La chose la plus drôle que j'aie vue au ciel, ce fut la nuée de témoins. Jésus et moi, nous passâmes à côté d'un mur et là, devant moi, se trouvaient une multitude de personnes qui criaient et applaudissaient. Elles étaient debout dans ce qui ressemblait aux tribunes d'un stade de football. Seulement, elles regardaient toutes vers l'extérieur, en direction de la terre. J'étais en train de voir la grande nuée de témoins. Hébreux 12 : 1 nous dit quelque chose à leur sujet :

« Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous . enveloppe si facilement, courons avec persévérance dans la carrière qui nous est offerte. »

Ce verset nous dit que nous avons une course à courir. Alors que nous nous lançons dans la course de la vie, cette nuée de témoins nous encourage. Ils sont au courant de ce que nous faisons et ils nous soutiennent à 100 %. Si vous pouviez les entendre avec vos oreilles naturelles, vous les entendriez applaudir et crier : «Allez !Allez !Allez ! C'est bon. Tu peux le faire. VAS-Y ! » 

La grande nuée de témoins s'intéresse à nous. Ils font partie de notre famille. Si nous passons dans le domaine de l'Esprit et y marchons, nous serons conscients de leur présence. Nous serons le succès qu'ils désirent que nous soyons, alors que nous courons notre course, libres et déchargés de tout fardeau. 

La Salle du Trône 

La Salle du Trône de Dieu était l'étape suivante de notre visite au ciel. Des éclairs jaillissaient de derrière le bâtiment et j'entendais des voix et du tonnerre venant de l'intérieur. La Salle du Trône est le plus grand édifice du ciel. Selon certains chiffres, elle mesure à peu près 28 km de long. Je n'en connais pas la dimension exacte, mais elle est GIGANTESQUE. 

Tout est grand au ciel, y compris les fleurs. Sept rangées de fleurs bordaient le chemin menant à la porte de la Salle du Trône. La couleur des fleurs changeaient constamment, prenant toutes les teintes de l'arc-en-ciel, et chaque fleur, chaque bourgeon et chaque feuille étaient de taille parfaitement uniforme. Le bâtiment était décoré à la perfection par toutes ces belles fleurs et ces beaux arbres. 

Debout, je regardais tout cela, me demandant quel était cet endroit. Je ne savais pas encore que c'était le Trône de Dieu. D'habitude, je posai à Jésus des questions à voix haute et Il me répondait à voix haute. Mais cette fois-ci, je pensai simplement intérieurement, me demandant à quoi servait cet immense bâtiment. Alors que je réfléchissais, sans même que j'aie rien dit, la réponse vint immédiatement : 

« C'est la Salle du Trône de Dieu ». Je pensai : « HE BIEN ! ». 

Nous continuâmes de nous diriger vers l'entrée. Deux anges guerriers gardaient la porte principale de la Salle du Trône. Chacun avait une épée à la main. Les lames de ces épées étaient des flammes de feu ! 

Les entrepôts du ciel 

Après avoir laissés la Salle du Trône, nous arrivâmes près de grands entrepôts. Ils se trouvaient à environ 450 à 550 m de la Salle du Trône. Ces bâtiments étaient très longs et très larges du genre des entrepôts qu'on voit sur terre aujourd'hui. Je ne voyais que trois bâtiments bien qu'il fût possible qu'il y en ait eu d'autres. Nous entrâmes dans le premier bâtiment. Il n'y avait pas de serrure à la porte. C'était toujours ouvert, et on pouvait y entrer à tout moment. 

Jésus et moi nous entrâmes et, là, je reçus un autre choc. Mais quel est donc cet endroit, me demandais-je. J'étais un peu préoccupé parce que, promenant le regard autour de moi, je ne voyais que des différentes parties du corps humain partout dans le bâtiment. Dans un côté de ce local, il y avait des membres tels que des bras, des jambes, des orteils et des doigts. Dans un autre côté du bâtiment, il y avait des petits colis d'yeux bien empaquetés. Je regardai de plus près et tous ces yeux me fixaient... des yeux verts, des yeux bleus, des yeux marrons. Vous parlez d'un choc nerveux ! Dans une autre partie du bâtiment, il y avait différents organes du corps dont des coeurs, des tympans, des reins, des cerveaux, etc. 

Je dois le dire, ce fut la chose la plus insolite que j'aie vue au ciel et je ne savais vraiment pas quelle conclusion en tirer. Je me tournai vers Jésus, une expression de curiosité sur le visage. Il se mit à me parler du ministère de guérison. 

« Ce sont là toutes les bénédictions non réclamées », expliqua-t-Il. « Ce bâtiment contient les parties du corps humain dont quelqu'un a besoin sur terre. Ce local ne devrait pas être plein. Il devrait se vider chaque jour. Les gens peuvent entrer ici par la foi et recevoir ce dont eux-mêmes ou quelqu'un d'autre ont besoin. Mais la plupart des gens ne le font jamais. Voilà pourquoi tu en vois tant ici. » 

Toutes les parties du corps dont n'importe quelle personne malade a besoin attendent là, dans l'entrepôt du ciel. Si vous avez besoin d'un nouvel oeil, d'une nouvelle jambe, d'un nouveau coeur ou d'un nouveau tympan, ils sont tous là, et vous pouvez les réclamer. 

Tout ce que vous avez à faire, c'est d'entrer là par la foi et de prendre ce qu'il vous faut. Dieu fera une opération chirurgicale surnaturelle pour vous. Il a tout ce qu'il vous faut. Toutes ces bénédictions non réclamées vous attendent. Il n'y a pas d'autre endroit dans l'univers où ces pièces détachées pourraient aller, si ce n'est aux gens ici sur terre. Personne d'autre n'en a besoin. Elles sont pour les saints et les pécheurs sans distinction. 

Les portes de ces entrepôts ne sont jamais fermées. Elles sont toujours ouvertes pour ceux qui ont besoin d'y entrer. « Nous devrions vider ces locaux tous les jours », me dit Jésus. Si vous voyez une personne malade, vous pouvez y entrer par la foi et obtenir pour elle ce dont elle a besoin. Nous pouvons être les garçons de course de Dieu et donner ces bénédictions non réclamées aux gens disposés à les recevoir. A ceux qui veulent recevoir les bénédictions, elles sont là pour qu'on les prenne. 

La rue principale du ciel 

Le ciel a une rue principale. Nous la descendîmes après avoir quitté les entrepôts. Il semble que les gens se rencontrent le long de cette rue principale. Les gens marchaient, bavardant entre eux en toute simplicité. Certains formaient des petits groupes de conversation. Il y avait beaucoup de rire et de joie. Pendant que nous descendions la rue, je rencontrai quelques-unes de ces personnes. Certaines d'entre elles étaient des personnages de la Bible, certaines de grands hommes et de grandes femmes de l'histoire. 

Quant à d'autres, je ne connaissais rien à leur sujet. Mais un aspect très intéressant du ciel, c'est qu'il n'y a absolument aucune différence entre les gens célèbres et les gens anonymes. Tous sont égaux. 

Paul ou Moïse, Esther ou Marie pouvaient passer et personne ne se montait la tête à leur sujet ni n'allait leur courir après pour demander un autographe comme s'ils étaient une vedette de cinéma ou quelqu'un de ce genre. Une autre chose à propos de ces personnes, c'est qu'elles gardaient la personnalité qu'elles avaient sur terre. On ne se débarrasse pas de sa personnalité lorsqu'on va au ciel. On reste fondamentalement la même personne que l'on était sur terre. On n'est pas transformé en quelque chose que l'on n'est pas. 

Les gens ne se promènent pas comme des petits robots, des clowns ou des marionnettes. Si vous aviez un étrange caractère sur la terre, vous resterez ce même individu singulier au ciel, dans une atmosphère plus acceptable. Alors, si vous n'aimez pas votre personnalité actuelle, vous avez intérêt à la changer parce qu'elle vous accompagnera pour l'éternité ! 

Jésus me consacre 

Alors que nous marchions, Jésus se tourna vers moi et prit mes deux mains dans les siennes. Puis Il plaça une de Ses mains sur le sommet de ma tête et dit : « Roberts, je t'appelle à une grande œuvre. Je te consacre pour une grande oeuvre. Tu devras courir comme aucun autre, prêcher comme aucun, être différent de tous les autres. Des moments difficiles viendront, mais utilise-les comme des tremplins, non comme des pierres d'achoppement. Je serai à côté de toi partout où tu iras. Va avec puissance et foi. Ta voix ne sera pas entendue comme toi ou d'autres hommes le décideront, mais comme Je déciderai. Je mets en toi le feu qui appartient à ta génération. Va comme aucun autre n'est allé. Va et agis comme J'ai agi. VA, VA, VA ». 

J'avais l'impression de brûler à l'intérieur. L'onction et le feu commencèrent de couler de Jésus pour entrer en moi. Cela alla du sommet de ma tête jusqu'à la plante des mes pieds. Aujourd'hui, dès que je parle de Dieu, que je m'adresse à une personne ou à 3 000, Il m'embrase de Son feu. Il a fait de moi Son serviteur, une flamme de feu (Hébreux 1:7). Quelquefois j'ai si chaud que je transpire littéralement. Ce feu et cette onction me consument à l'intérieur. Parfois, mon visage et mes mains deviennent cramoisis. 

Nous devons avoir en nous le feu de Dieu. Son feu brûlera tout le mal et la paille qui se trouvent dans nos vies, et nous rendra purs et saints devant Lui. Nous ne pouvons pas marcher avec Dieu avec du péché dans notre vie. Si nous le faisons, nous serons consumés par Sa gloire et par Son feu. Si vous laissez le feu du Saint-Esprit s'écouler à travers vous et vous rendre pur, vous serez capable de marcher hardiment avec Dieu. Avec un coeur pur et une pensée pure, vous découvrirez que vous pouvez marcher dans Sa présence sans être détruit. 

Après avoir prié pour moi, Jésus fit un pas en arrière. Je regardai les paumes de mes mains. Elles étaient rouges comme du sang du fait de la chaleur et de l'onction. Il commença à me montrer des choses se rapportant à ma vie et à mon ministère. Je me vis prêcher dans différents endroits et je vis d'autres choses concernant mon avenir. Certaines se sont déjà réalisées dans ma vie et mon ministère. 

Jésus me montra aussi des choses de mon passé bien que je n'eusse pas beaucoup de passé. Puis Il me montra ma vie jusqu'au jour de ma mort. Je n'ai pas peur de mourir. Je veux retourner au ciel pour vivre dans ma demeure et marcher de nouveau sur ces rues d'or avec Jésus, mon meilleur Ami. 

Une des choses que le Seigneur me montra concernant mon avenir, ce fut toutes les âmes qu'Il voulait que je gagne pour Lui. Je sus que le moment était venu pour moi de retourner sur la terre. J'avais des âmes à gagner pour Lui. Le miracle suprême c'est lorsque quelqu'un naît de nouveau. C'est un miracle plus grand encore que lorsque quelqu'un est guéri ou ressuscité d'entre les morts parce que c'est un miracle qui prend place dans l'esprit d'un homme. Je savais qu'il était temps de quitter le ciel et d'aller gagner davantage d'âmes pour le Royaume de Dieu. Après avoir marché sur ces magnifiques rues d'or, je veux que tout le monde arrive à entrer là-bas et puisse aussi jouir de ces rues ! 

Jésus et moi nous dirigeâmes vers une porte qui se trouvait à proximité. Il m'enlaça et m'embrassa et je me tournai pour partir. « Roberts », l'entendis-je dire. Je me retournai rapidement et Jésus était là debout, des larmes coulant sur Son visage, les mains tendues vers moi. « Je t'aime », dit-il. Sur ce, ma visite au ciel toucha à sa fin. Mes responsabilités sur terre allaient maintenant commencer. 

L'appel et l'alliance de Dieu 

Le fait d'être allé au ciel et d'avoir marché avec Jésus me donne faim et soif comme jamais auparavant. Tout de suite après mon voyage au ciel, j'entrai dans ma chambre une nuit et je dis à Dieu, de façon tout à fait simple et catégorique : « Dieu, je veux le Saint-Esprit avec le signe du parler en langues » (Actes 2 : 4). Immédiatement, je me mis à parler en langues comme l'Esprit me donnait de m'exprimer. A dater de ce jour, je commençai à développer ma langue de prière. Alors des choses commencèrent vraiment à se passer. 

Quand j'avais à peu près 10 ans, j'étais dans ma chambre et Jésus entra. Cela me surprit dans un premier temps. Jésus étendit la main, m'enlaça et me dit plusieurs choses, dont des paroles d'encouragement. Puis Il sortit par l'autre côté de la chambre et disparut. Ce fut la seconde fois que je vis Jésus. 

La troisième fois où j'ai vu Jésus, ce fut quand j'avais 11 ans. J'étais assis dans le salon, regardant « Laverne et Shirley » à la télévision. Tout à coup, Jésus entra par la porte d'entrée de notre maison, et vint s'asseoir à côté de moi sur le canapé. Il jeta un coup d'oeil à la télévision et c'est alors que tout s'éteignit dans ce monde naturel. Je ne pouvais entendre ni la télévision, ni le téléphone s'il sonnait, ni quoi que ce soit d'autre. Tout ce que j'entendais, c'était Jésus, et tout ce que je voyais, c'était Sa gloire. 

Tout d'abord, Il me posa une question : « Veux-tu prêcher pour Moi ? », demanda-t-Il. Je savais que si je disais oui, cela signifierait que beaucoup de projets de ma vie seraient modifiés. Les projets que j'avais formés et que d'autres avaient établis pour moi devraient être mis de côté. Je savais cela. Mais je répondis à Jésus sans hésitation : « Oui, répondis-je, je prêcherai pour toi ». Je mourus ce jour-là à mes propres désirs et à ceux que les autres avaient pour moi. C'est ça, le prix qu'il faut payer pour avoir la puissance spirituelle. 

Toutes les personnes qui ont marché étroitement avec Dieu, toutes les personnes qui ont vu la puissance de Dieu opérer dans leur vie et leur ministère ont un point en commun... à un moment ou à un autre de leur vie, elles sont mortes à elles-mêmes. Alors, Jésus était vivant en elles d'une plus grande résurrection. Jusqu'à ce que nous soyons morts à nous-mêmes, Il ne peut être entièrement maître et être pleinement ressuscité dans nos vies. C'est pourquoi Jean-Baptiste a dit : «Il faut qu'II croisse et que je diminue » (JEAN 3 : 30). C'est là la. clé de la vraie vie. 

Après que j'eus dit que je prêcherais pour Jésus, Il me donna un ordre. Il dit : « Roberts, Je veux que tu étudies la vie des généraux de Ma grande armée à travers l'histoire. Connais-les sur le bout des doigts. Découvre pourquoi ils ont été un succès et découvre pourquoi ils ont échoué. Si tu fais cela, rien ne te fera défaut dans ce domaine ». Jésus acheva de me donner Son ordre, se leva et ressortit par la porte. Le poste de télévision réapparut, ainsi que « Laverne et Shirley ». 

Les généraux de Dieu 

Jésus me confia la tâche d'étudier la vie des généraux de Dieu. Depuis ce moment, j'ai étudié soigneusement la vie des grands ministres de Dieu du passé et de quelques-uns d'aujourd'hui (d'autres également, inconnus) pour découvrir les raisons de leur succès ou de leur échec. Je commençai par lire un livre sur Smith Wigglesworth que ma grand-mère m'avait donné. Puis j'étudiais la vie et le ministère d'hommes et de femmes tels que Alexandre Dowie, Charles Finney, Maria Woodworth Etter, John G. Lake, Aimee Semple Mc Pherson, Kathryn Kuhlman et beaucoup d'autres 

Pendant que je lisais un livre, le Saint-Esprit m'enseignait. Il me montrait comment étaient les différentes personnes. Il disait : «As-tu remarqué cela ?As-tu remarqué comment ils ont dit cela ? Comment ils ont agi avec Moi de cette façon ? ». Il reconstituait la scène pour moi. Il disait : « Voilà comment ça s'est déroulé ». Il me montrait tant de choses concernant ces personnes. Jésus désire nous montrer les choses de l'Esprit. II m'a enseigné comment agir et marcher continuellement dans le domaine de l'Esprit. Il est mon Ami et nous marchons et parlons ensemble. Jésus m'a promis certaines choses le jour où Il est venu dans ma Il dit : « Roberts, si tu es fidèle, je ferai ta promotion ». 

La Bible dit qu'il faut d'abord être fidèle dans les petites choses avant qu'Il vous donne davantage de responsabilité. Je dus renoncer au poste de télévision. Je dus tourner le dos aux sports scolaires. Je dus tout quitter, même mes meilleurs amis. Je dus faire tout ce qui était exigé de moi pour suivre Dieu, afin que je puisse remplir la fonction qu'il m'avait préparée. Ce n'était pas facile, mais cela en valait le coup. Jésus me promit autre chose le jour où Il entra dans mon salon. Il dit que si j'étais fidèle dans l'étude des généraux du passé, j'aurais la responsabilité de rencontrer les grands généraux d'aujourd'hui. 

Dieu a tenu Sa promesse. Il m'a mis en contact avec plusieurs d'entre eux. J'ai appris d'eux beaucoup de choses. Si nous faisons les choses à la manière de Dieu, il réalisera certaines choses dans votre vie. Elles se réaliseront en leur temps et tout concourra à notre bien, tout. Dieu a un calendrier. Dans la Bible, vous remarquerez que peu de gens se sont fait du souci par rapport au temps. Les grands hommes et femmes dont j'ai étudié la vie savaient comment agir en fonction du calendrier de Dieu. 

Nous pouvons apprendre beaucoup de ces grands hommes et femmes qui sont maintenant avec le Seigneur. Mon ministère consiste en partie à exposer aux gens comment ils ont réussi et comment ils ont échoué. Si nous savons cela, nous pouvons éviter les pièges du diable et vivre comme Dieu veut que nous vivions. Le diable tend des pièges. Il est rusé et malin. Il vient pour voler, dérober et détruire. La majorité des chrétiens passent le plus clair de leur temps à fuir le diable. J'ai découvert que les grands prédicateurs du passé ne fuyaient jamais devant le diable. Ils allaient au-devant de lui. Ils n'avaient peur de rien. C'est cela qui a fait d'eux des géants dans le Royaume de Dieu. Voilà pourquoi Jésus les a appelés des généraux. 

Où sont les géants et les généraux de Dieu aujourd'hui ? Où sont la puissance, les visions, les rêves et les extases dont tout le monde parle sans cesse ? Pourquoi la puissance miraculeuse de Dieu ne s'écoule-t-elle pas continuellement de nos mains ? Où sont les géants tels que Wigglesworth, Kuhlman et Finney ? Des prostituées venaient aux réunions de la soeur Mc Pherson, dans un état de maladie horrible. En l'espace de cinq minutes ou moins, sans connaître une seule chose sur Dieu, elles étaient complètement guéries. Et pourtant jamais la soeur Mc Pherson ne les touchait. Ce qu'elle avait, nous ne le voyons pas beaucoup aujourd'hui. Où est la puissance qui était manifestée à travers son ministère ? 

Une fois, un homme aux orbites vides fut amené à une de ses réunions. Il ne croyait pas, mais pas du tout, à ce qu'elle faisait. Cependant, sur l'insistance de son ami qui l'avait amené à la réunion, il se mit dans la file pour la prière. La soeur Mc Pherson plaça ses pouces sur les orbites vides. Lorsqu'elle retira ses mains, de nouveaux yeux apparurent dans les orbites de l'homme. Kathryn Kuhlman montait sur l'estrade, et durant les trois heures qui suivaient, des miracles se produisaient dans toute la salle. Et je ne parle pas de petits miracles ! Je parle de miracles de grande envergure, tels que des paralytiques qui sautaient de leurs chaises roulantes et marchaient, des tumeurs qui tombaient du corps des gens, des yeux aveugles qui voyaient et des sourds qui entendaient, des bras desséchés qui repoussaient... je parle de ce genre de miracles. 

Aujourd'hui, la plupart du temps, nous entendons seulement parler de miracles aussi merveilleux. Mais Dieu cherche encore des généraux. Il cherche des gens qui veuillent se lever et dire : « Seigneur, me voici. Envoie-moi. Utilise-moi ». Marcher comme des soldats dans l'armée de Dieu Nous devons parcourir le domaine de l'Esprit pour obtenir cette sorte de puissance. Si vous marchez avec Dieu, des miracles et une puissance semblables s'écouleront au travers de vous. Dieu appelle des gens, jeunes et vieux, à obéir à Sa voix et à se mouvoir dans le domaine du surnaturel. Alors nous serons capables d'occuper les positions stratégiques qu'Il a prévues pour nous dans Son armée. 

Je crois de toutes les fibres de mon être que si vous payez le prix pour obéir à Dieu, vous atteindrez le domaine de l'Esprit où vous verrez un flot puissant et permanent de la puissance de Dieu ! Qu'importe le doute ou la confusion qui existe autour de vous, qu'importe l'étendue de la persécution, vous aurez assez de puissance pour aller de l'avant. Vous verrez des miracles puissants tout comme ceux dont les généraux du passé ont été témoins. Dieu a encore besoin de généraux dans Son armée aujourd'hui. Il a besoin de ceux qui ont été formés à tenir ferme et dire : « Voici le chemin. Marchez-y ». 

L'armée du Seigneur commence à marcher à la cadence finale. Ne vous joindrez-vous pas aux troupes de Dieu ? J'ai décidé depuis longtemps de le faire. Alors que j'obéissais à Jésus et que je commençai à étudier la vie des généraux, je pris la décision de vouloir être comme eux. J'étais déterminé à prêcher et à voir les miracles. Le seul problème, c'était que personne au monde n'avait entendu parler de moi. Personne ne venait marteler ma porte, m'implorant pour que j'aille leur prêcher. 

En fait, mes premières prédications ne furent pas adressées à des personnes. Elles furent adressées aux murs de ma chambre ! C'est vrai. Avant que personne m'ait entendu prêcher, je prêchais... à mes murs ! Je collai une carte du monde sur un mur et je prêchais et priais dessus. J'imposais les mains sur cette carte, regardais différents pays et disais : « Monde, ouvre-toi. J'arrive. Portes, je vous ordonne de vous ouvrir à moi dans le nom de Jésus. Je viens ». 

Certains disent que j'étais bizarre en faisant cela. Mais cela s'est réalisé. J'ai déjà prêché dans plusieurs nations du monde et ce n'est que le début ! Je faisais une autre chose qui semblait vraiment étrange à beaucoup. Je parlais à mon agenda et je le déclarais rempli. Je n'avais pas une seule invitation à prêcher, mais je commençais à semer en vue du jour où, je le savais, j'aurais des invitations. Je commençais à envoyer des offrandes à d'autres ministères comme Kenneth Hagin, Oral Roberts et Jerry B. Walker. Je priais sur ces offrandes avant de les mettre dans le courrier. Je priais : 

« Seigneur, ce que je fais, c'est en vue du moment où j'en aurai besoin. Je n'en ai pas besoin pour le moment, Seigneur, mais je sais que cela viendra. Alors, je sème dès maintenant pour mon ministère ». 

Les gens peuvent me traiter de fou s'ils le veulent. Mais cela a marché. Mon agenda commença à se remplir alors que j'étais encore au lycée. Je me souviens, nous étions en classe de math un jour, pendant la cinquième heure. J'étais assis sur la dernière chaise de la troisième rangée. J'étais en train de faire un devoir, et mon oreille commença à bourdonner. Je crus d'abord que c'était un insecte et je secouai la tête, mais le bruit ne s'arrêtait pas. Mon oreille n'arrêtait pas de sonner. Soudain, je sus que cette sonnerie que j'entendais était le vent de l'Esprit de Dieu. Il me dit : « Cette nuit, je vais souffler dans votre réunion de jeunes et je vais répondre à ta prière et à leur faim ». Je savais exactement ce que cela voulait dire. J'avais prié pour notre groupe de jeunes. Tout ce dont ils trouvaient à parler, c'était de sexe, de flirt et de mariage. Je voulais parler de Dieu. A la maison, nous parlions de Dieu. Nous priions et nous connaissions Dieu à la maison. Mais la plupart de notre groupe de jeunes à l'église, pour sûr, ne Le connaissaient pas. Comme j'étais excité à l'idée d'aller au groupe de jeunes cette nuit! J'étais impatient d'y être pour voir ce qui allait se passer. Je savais que j'allais enfin voir quelque chose de similaire à ce que j'avais lu lorsque j'étudiais les généraux. 

Lorsque j'arrivai à la réunion, cette nuit-là, un souffle impétueux entra dans la pièce et me cloua au sol. Je n'aurais pas pu me relever, même si je l'avais voulu. Puis, dans toute la pièce, les gens commencèrent aussi à tomber sous l'action de l'Esprit. Je les entendais tomber avec un bruit sourd tout autour de moi. Nous restâmes là, étendus à plat, pendant quelque temps. Finalement, j'entendis quelqu'un dire : 

« Hé, pouvez-vous bouger vos doigts ? ». 

Nous étions tous assommés par le Saint-Esprit. Les choses ont changé après cela dans mon groupe de jeunes, je vous le dis. Les jeunes commencèrent à être vraiment sérieux à propos de Dieu. C'était formidable. 

Miracles à l'école 

J'allais dans une école laïque jusqu'à la première. Des choses « dingues » se passèrent dans cette école. Je me souviens, j'étais une fois assis en classe, lisant un livre sur Kathryn Kuhlman parlant des miracles. J'aurais dû écouter le professeur, mais je ne le faisais pas. C'était l'entraîneur sportif, et il parlait interminablement de l'équipe de football ou autre chose de semblable. Vraiment, je ne prenais pas grand intérêt à ce qu'il disait. Je trouvais cela ennuyeux, aussi je pris mon livre et commençai à lire au sujet des miracles. Tout à coup, le professeur beugla : « Roberts, mais qu'est-ce que tu fabriques ? ». 

Je ne pouvais mentir, aussi je levai les yeux de mon livre et lui répondis : « Je lis un livre sur Kathryn Kuhlman, Monsieur. Dieu fait des miracles au travers d'elle ». Tout le monde se mit à rire et il ricana, me lançant ce défi : « Eh bien, si votre Dieu fait des miracles, pourquoi ne guérit-Il pas ma jambe ? ». Avant que j'aie pu réaliser ce que je faisais, je lui répliquai tout haut : « Taisez-vous et asseyez-vous, et vous verrez ». J'allai sur le devant de la classe et lui demandai de s'asseoir devant son bureau afin que je puisse prier pour lui. Je voulais que tout le monde dans cette pièce voie Dieu faire un miracle. Sa petite chaise avait des roulettes et je le poussai jusque devant son bureau. On aurait pu entendre une épingle tomber par terre. Personne dans cette pièce ne bougeait ni n'émettait le moindre bruit. Tout ce que je pensais, alors que je me penchais sur mon professeur, c'était : « Eh bien, mon Dieu, nous y voilà ». Je lui dis de lever les jambes. L'une était manifestement plus courte que l'autre. Tout le monde pouvait le voir et je devins excité parce que je savais que je savais, que je savais que Dieu allait rallonger cette jambe. Je m'agenouillai pour prier pour lui. Pendant une seconde qui me parut cependant une éternité, je criai à Dieu intérieurement : « Oh Dieu, ne m'abandonne pas maintenant. Nous avons besoin d'un miracle ici-même, O Dieu. Aide-moi ! ». Dieu accomplit Son miracle. Là, devant tout le monde, la jambe du professeur fut rallongée. Alors qu'elle augmentait de longueur, les gens se mirent à sursauter et à grimper sur leurs chaises pour mieux voir ce qui se passait. Plus personne ne m'embêta après cela. Mieux, mon professeur me donna un A pour sa matière ! Certains de mes camarades de classe faisaient même la queue devant mon vestiaire et me demandaient de prier pour eux, en particulier lorsqu'ils avaient un test au cours de la classe suivante. Je priais pour eux, ils tombaient tous sous la puissance de l'Esprit et j'étais le seul à rester debout dans le couloir. Quand j'allai à un lycée chrétien, je commençais à grandir vraiment et à apprendre davantage de la Parole de Dieu. Durant ma classe de terminale, le réveil éclata dans notre école. L'opposition aussi. Nous avions culte deux fois par semaine, et une fois la puissance était si forte que nous fermâmes l'école pendant une demi-journée. C'était plutôt difficile de faire marcher une école comme celle-là, je suppose. 

Une fois, pendant la classe de première heure, le professeur me demanda de venir partager quelque chose. Je commençai à parler, mais, les rangées d'élèves tombèrent toutes comme des dominos, l'une après l'autre. Il n'y avait personne qui soit resté assis ou debout. Je me retournai pour demander au professeur ce que je devais faire. J'étais le seul qui était resté debout. La cloche sonna. Je regardai autour de moi, me demandant : « Dieu, que dois-je faire maintenant ? ». Je rassemblai mes livres, sortis par la porte rejoindre ma prochaine classe et je les laissai là, tous couchés par terre. J'ignore ce que pensa la classe qui entra là après ! Avec toutes ces choses surnaturelles qui se produisaient continuellement, mon calendrier commença à se remplir. Je n'avais que 16 ans, mais je commençai à voyager dans tout le pays, tenant des réunions. Un jour, ma mère me donna quelques conseils. Elle me fit asseoir et dit : « Es-tu prêt pour ce que tout ceci va entraîner ? ». Elle essayait de me sensibiliser au côté naturel des choses. Je volais haut dans l'Esprit et elle voulait me faire réaliser que le ministère comportait aussi beaucoup de dur labeur. Ma mère me donna un équilibre que j'apprécie vraiment. La vie n'est pas faite que de spiritualité. Il y a des choses naturelles dont il faut s'occuper aussi. Certaines personnes deviennent tellement super-spirituelles dans le mauvais sens qu'elles deviennent «flocon». Elles brûlent, se consument et disparaissent. Il y a un homme, de nos jours, qui anime plusieurs débats télévisés et qui, à un moment, était un enfant évangéliste. Sa famille le bourra de choses spirituelles. Il détesta cela de plus en plus et il quitta le ministère. Aujourd'hui, il prend régulièrement la parole et se moque de Dieu devant des millions de téléspectateurs. Je suis sûr que si cela est arrivé à cet homme, c'est en partie parce qu'il ne marchait pas véritablement dans le domaine de l'Esprit. Il a peut-être accompli des choses soi-disant « spirituelles », mais il est plus que probable qu'elles aient été faites par le bras de la chair. Cela débouche invariablement sur des échecs. Si nous marchons dans le domaine de l'Esprit, nous ne faillirons jamais en rien. 

La vie de l'Esprit 

Tout comme je reçus l'ordre d'étudier les échecs et les succès des généraux, le Seigneur me dit aussi d'étudier, de prêcher et d'enseigner ce que j'appelle la vie de l'Esprit. J'aime encourager les autres à marcher dans le domaine de l'Esprit. C'est la meilleure vie qui soit. Lorsque vous vous appuyez sur l'Esprit dans tout ce que vous faites, le succès vous est assuré. Vous pouvez être conscient de la présence de Dieu en tout temps. Dieu et vous, vous pouvez marcher ensemble comme des amis chaque jour, parce qu'Il vit à l'intérieur de vous.

«Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? » (I Corinthiens 3 : 16)

Les chrétiens et les serviteurs de Dieu qui réussissent sont ceux qui sont conscients de Dieu tout le temps. Pas un moment ne se passe sans qu'ils ne soient conscients que Dieu est avec eux. Lorsque vous êtes conscients de la présence de Dieu dans votre vie, vous ne voulez dire ni faire rien qui attristerait l'Esprit de Je n'oublierai jamais la première fois où je fus vraiment conscient d'avoir attristé l'Esprit de Dieu. Quand j'étais très jeune, j'avais l'habitude de rassembler tous les gosses du voisinage pour distribuer des tracts. J'emmenai toujours des tracts avec moi. Un matin, alors que je marchai jusqu'à l'arrêt du bus de l'école, un garçon que je connaissais était debout là. Ce n'était pas l'un des gosses les plus sympathiques du quartier. Comme je me dirigeai vers l'arrêt du bus, j'entendis l'Esprit me dire : « Va lui parler de Moi ». Je devins glacé. J'avais peur de ce garçon et de la réaction qu'il aurait probablement si je lui témoignais. Aussi je ne lui parlai pas. Je commençais à pleurer parce que je savais que j'avais attristé le Saint-Esprit. Mais je ne lui dis toujours rien. C'était affreux. J'étais si attristé de ce que le Saint-Esprit était si attristé. Plus tard, je me repentis et pris l'engagement de ne plus attrister de nouveau le Saint-Esprit par une telle désobéissance. 

Si nous nous abandonnons à l'Esprit, nous pourrons marcher dans le domaine de l'Esprit. Nous jouirons des bienfaits que procure la vie de l'Esprit. Si vous êtes nés de nouveau et si la vie et la nature de Dieu sont devenues une partie de vous, vous pouvez marcher dans le domaine de l'Esprit et y prendre plaisir. Vous ne comprendrez pas ce que c'est que la défaite. Dieu n'a jamais connu la défaite, alors pourquoi vous ? Si vous êtes conduit par l'Esprit, qui est en vous, Il vous conduira à la victoire à chaque fois. La seule chose que l'Esprit comprend, c'est la victoire. Il ne sait pas ce que c'est que de conduire les gens à la défaite. Une communion avec l'Esprit vous garde des eaux dangereuses. Il vous maintiendra dans le milieu de la route, hors des ornières de la vie, sur la droite ou sur la gauche. 

Je peux vous dire pourquoi je suis passé à côté chaque fois que je suis passé à côté. Je n'avais pas écouté mon esprit. Mon esprit disait : « NON, NON, NON, NON », mais ma tête disait : « OUI, OUI, OUI ». Quand ton esprit dit « NON, NON, NON », tu ferais mieux d'écouter ton esprit ! La voix de l'Esprit dira à ton esprit ce qu'il doit faire. Dites à votre pensée de se taire et d'écouter ce que l'Esprit de Dieu à l'intérieur de vous essaie de vous dire. 

La Bible nous dit que nous devrions être des imitateurs de Dieu. Cela ne veut pas dire que nous sommes Dieu, mais cela veut bien dire que nous avons certaines de Ses capacités. Les choses de l'Esprit sont éternelles. Nous pouvons savoir comment le domaine de l'Esprit fonctionne. Nous devrions vivre comme Enoch. Enoch vivait dans l'Esprit et cela plut à Dieu. Son témoignage est qu'il a plu à Dieu. Nous devrions avoir le même témoignage. Nous le pouvons si nous voulons payer le prix. Ce prix diffère pour chaque personne. Vous devez renoncer à quoi que ce soit qui veut s'accrocher à vous et mourir à vous-même. Que ce soit le feuilleton mélodramatique de 2 heures de l'après-midi ou le journal du matin, une voiture, une maison, une mauvaise relation ou le fait de manger des glaces... tout ce qui vous retient dans la servitude, débarrassez-vous en. Alors, vous commencerez à pouvoir marcher dans le domaine de l'Esprit. Donnez-vous tout entier à Dieu. Marchez comme Enoch. Approchez-vous de Dieu et, vous aussi, vous vous retrouverez marchant avec Dieu comme les meilleurs amis qui soient. Vous aussi, vous pouvez vivre en étant conscient de Dieu tous les jours de votre vie. 

Faites du ciel votre demeure 

A ce jour, Dieu m'a confié une mission triple dans ma vie et dans mon ministère : Raconter l'histoire du ciel ; étudier Ses généraux ; prêcher la vie de l'Esprit. Alors que je suis fidèle et accomplis ces trois choses qu'Il m'a demandé de faire, je sais que je Le rendrai heureux. Je sais que je marcherai dans la victoire si je Lui suis obéissant. Une relation avec Dieu est la meilleure chose que nous pouvons jamais avoir dans la vie. C'est super de marcher et de parler avec Lui, et c'est pourquoi je raconte cette histoire : pour que vous désiriez marcher et parler avec Dieu comme à votre Ami vous aussi. 

Si vous ne connaissez pas Dieu comme votre Ami, vous le pouvez. Si vous voulez faire du ciel votre demeure, vous le pouvez. Si vous voulez que Jésus-Christ entre dans votre coeur et soit le Seigneur de votre vie, Il le fera. Cependant, c'est une décision que vous seul pouvez prendre. Personne d'autre ne peut prendre cette décision à votre place. Je ne peux pas le faire à votre place. Je peux seulement vous dire que je sais que c'est vraiment la meilleure vie qui soit. 
Vous souvenez-vous de ce que Jésus m'a dit ? Il a dit que si seulement Il connaissait une personne qui voudrait aller au ciel, Il mourrait de nouveau pour elle s'Il le pouvait. Voyez-vous, Jésus est déjà mort pour vous pour vous pardonner vos péchés.

« Car Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. Car Dieu n'a pas envoyé Son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui. Celui/celle qui croit en Lui n'est pas condamné(e)... Celui/celle qui croit au Fils a la vie éternelle... » (Jean 3:16-18, 36)

Jésus vous aime et désire que vous ayez la vie éternelle que Lui seul peut offrir. Si vous Lui demandez d'entrer dans votre vie, Il la rendra belle. Non seulement ça, mais vous pourrez être assuré qu'un jour, vous aussi, vous marcherez sur des rues d'or au ciel. Ne voulez-vous pas demander à Jésus d'entrer dans votre coeur aujourd'hui, si vous ne l'avez jamais fait ? Je sais qu'Il vous a touché alors que vous avez lu ce livre. II désire que vous Le connaissiez personnellement. Vous n'avez qu'à faire cette prière et vous serez sauvé et deviendrez un ami de Jésus.

Romains 10:9-10 dit : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus et si tu crois dans ton coeur que Dieu L'a ressuscité des morts, tu sera sauvé. Car c'est en croyant que l'on parvient à la justice et c'est en confessant que l'on parvient au salut ».

Faites cette prière : 

« Seigneur, aie pitié de moi qui ai péché. Sauve-moi. Pardonne-moi mes péchés. Je Te demande d'entrer dans mon coeur et dans ma vie. Je crois en Toi, Jésus. Je crois que Tu es mort sur la croix pour moi et que Tu es ressuscité des morts pour me donner une vie nouvelle. Je veux que Tu sois mon Ami et le Seigneur de ma vie. Je te confesse comme mon Seigneur et Sauveur. Je Te servirai tous les jours de ma vie.» 

Roberts Liardon, Oklahoma, USA, 1986.

 

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